Ammertzwiller-Bernwiller Commune Nouvelle de BERNWILLER

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Patrimoine local


Jean-Jacques Henner

Jean-Jacques Henner voit le jour à Bernwiller le 5 mars 1829 sixième et dernier enfant de la famille de Georges Guillaume Henner, modeste agriculteur. Initié dès son plus jeune âge à la peinture par sa mère, il est remarqué et suivi par son professeur de dessin, Charles Goutzwiller, lors de sa scolarité au collège à Altkirch de 1841 à 1844. Les deux hommes resteront de fidèles amis jusqu’en 1900, mort de Goutzwiller.

Grâce aux importants efforts de sa famille J.Jacques Henner poursuit ses études artistiques d’abord dans l’atelier de Gabriel Guérin à Strasbourg puis à Paris où il intègre l’école des Beaux Arts en 1847. Il a alors 16 ans.
Il revient à Bernwiller de 1855 à 57 pour peindre et pour entourer de son affection sa maman malade. Profondément attaché à sa famille et à son Alsace il peint des portraits et des scènes de la vie alsacienne comme « Marie-Anne se chauffant les mains au poêle »

En 1858 il obtient le grand Prix de Rome pour le tableau « Adam et Eve trouvant le corps d’Abel ». Il séjourne alors à Rome à la villa Médicis jusqu’en 1864. Il découvre de grands peintres italiens et se perfectionne dans son art sans connaître de soucis d’argent.

Revenu à Paris Jean-Jacques Henner peint beaucoup. Il a beaucoup de commandes. Sa peinture, ses portraits plaisent. Il présente régulièrement des toiles au salon des artistes. Il est élu à l’académie des Beaux Arts en 1899.
Il est élevé au grade de grand officier de la légion d’honneur en 1903. Durant toute sa vie J.J.Henner séjourne régulièrement dans son Sundgau natal, dans la maison qu’il se fait construire à Bernwiller. Il peint de nombreux portraits des membres de sa famille et des personnes de notre région.

Après 1870 il se bat pour que la France n’oublie pas l’Alsace, comme en témoigne son tableau « Elle attend » offert à Gambetta. « Elle » est une Alsacienne habillée en noir. Elle symbolise toute l’Alsace qui attend d’être à nouveau rattachée à la France.
Henner ne verra pas ce retour de l’Alsace en France. Il meurt à Paris le 27 juillet 1905.

Ce grand peintre laisse une œuvre considérable et de grande qualité que nous pouvons diviser en 3 parties :
les portraits
les scènes de genre (typiquement alsaciennes dans sa jeunesse ; des scènes pittoresques italiennes et des paysages lors de son séjour à Rome)
les nus
Il est connu aussi pour ses « nymphes » ses « naïades » ses « liseuses » ses « dormeuses ». Georges Chessial dira « Le portrait où J.J.Henner excellera, considéré comme une des formes supérieures de la peinture, demande, à ceux qui s’y consacrent, de rares et grandes qualités entre autres ce don de la ressemblance... »
Toute sa vie Henner a célébré les femmes. Il a peint beaucoup de portraits de femmes commandés par des gens plutôt aisés. Il est aussi connu pour ses fameuses femmes rousses.

Henner a été très jeune confronté à la mort, d’où ses tableaux très sombres. Son père meurt, il a 14 ans, encore jeune il perd sa sœur Mélanie et un frère. Plus tard il enterre ses frères Grégoire et Séraphin, sa belle sœur et son neveu.
Certains de ses tableaux réligieux sont graves et obscurs. Ce sont des Christ crucifiés, des descentes de croix, des Christ sur linceul...
Il prend comme modèle « le Christ du retable d’Issenheim » de Grünenwald ou le Christ de Holbein à Bâle.
Henner était un très grand travailleur et un perfectionniste. Il vendait beaucoup de tableaux et gagnait bien sa vie. C’était un homme attachant, réservé mais fidèle en amitié. Parmi ses nombreux amis, notons : Gambetta, le sénateur Scheurer Kestner de Thann, Jules Ferry, Louis Pasteur etc...
Homme de relations, aimant les honneurs officiels, il gardait malgré tout une préférence pour la simplicité et avait des habitudes alimentaires venues de sa campagne sundgauvienne : un œuf dur pour le petit déjeuner et un repas très simple et peu abondant à midi tout en travaillant.
Il a son propre musée à Paris. Ses toiles sont exposées dans 50 musées en France, aux Etats-Unis, au Canada, au Japon, en Russie.
Nous pouvons être fier de cet illustre ancêtre, qui du haut de sa statue nous salue à l’entrée de Bernwiller.


Louis Werner

Le 04 juin 1824 naît à Bernwiller Louis Werner, 10ème et dernier enfant de Valentin Werner alors maire de notre village, et de Christine Wetzel, elle aussi issue d’une famille de Bernwiller.
La maison paternelle aurait été construite par Thiébaud Werner et par Gertrude Heller son épouse en 1640. La maison qui fut détruite pendant la grande guerre aurait été située à côté du local des pompiers.
La passion de la peinture lui a été transmise par son frère l’abbé Joseph Werner, mais c’est l’abbé Heinis qui lui conseilla de devenir peintre.

A 17 ans, après avoir passé 2 ans à l’internat du collège d’Altkirch, Louis Werner rejoignit l’atelier Gabriel Guérin à Strasbourg qui fut également l’école du peintre Jean Jacques Henner quelques années plus tard. A cette époque, il peignit de nombreux tableaux pour les églises d’Alsace.
A 20 ans, il rejoignit l’école des Beaux Arts à Paris.
A partir de 1853 Louis Werner entreprit de nombreux voyages à Londres. En 1856, lors d’un voyage, il fut présenté à un gentilhomme Irlandais Lord Stuart de Décis, qui l’invita à Dublin en Irlande pour peindre les portraits des membres de sa famille.

En 1861, il épousa une jeune Française qu’il rencontra en Irlande, où ils décidèrent de fonder un foyer. A cette période il était très apprécié de l’aristocratie Irlandaise et Anglaise pour qui il peignit de nombreux portraits (une centaine par an).
Régulièrement, il retourna dans son village natal pour se consacrer à sa grande passion : la chasse.
Pour soulager le travail grandissant de Louis Werner, son épouse fonda en 1864 sous le nom de Louis Werner une maison de photographie artistique qui disparut en 1908.
Louis Werner partagea sa vie entre son travail, ses expositions et ses visites à sa famille à Bernwiller. Ce n’est que 2 jours avant sa mort qu’il déposa sa palette.
Il s’éteignit le 12 décembre 1901 à l’âge de 76 ans à Dublin après une vie bien remplie.



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