Arioviste

La bataille d’Arioviste : le 14 septembre de l’an 58 avant J.C.
*certains historiens contestent les lieux  de cette version.
Au 1er siècle avant Jésus Christ, le Sundgau est compris dans un vaste territoire dont le centre est Besançon et qui appartient à la peuplade celte des Séquanes. Or ceux-ci pour se libérer du joug de leurs voisins, les Eduens, font appel à des mercenaires Germains. Commandés par Arioviste, ces derniers s’installent dans le pays. Les Celtes n’ont alors d’autres recours, pour se débarrasser de l’occupant, que de s’adresser aux Romains.

Début août, César arrive à Vesontio (Besançon), puis reprend sa progression vers  Arioviste qui se trouve au nord. Une entrevue située entre le camps de César (au Pont d’Aspach ?),  et le premier camps d’Arioviste(1) à lieu, mais les cavaliers germains provoquent la garde romaine  qui accompagne César. Arioviste  déplace son camp (2) et s’approche à une dizaine de kilomètres de César. Il tente de couper le ravitaillement romain. De nombreuses escarmouches ont lieu. Après plusieurs journées d’accrochages, Arioviste édifie un 3ème camps  proche de celui des romains. Certains historiens le situent le long du Spechbach entre Ammertzwiller et Bernwiller au nord de cette place.
Les Germains manquent de s’emparer du camp romain. César veut en finir. Ces six légions fortes d’environ 35 000 hommes  vont affronter Arioviste qui en compte plus du double. La bataille a lieu entre Cernay et Wittelsheim dans la plaine de l’Ochsenfeld. C’est un furieux corps à corps, les romains sont enfoncés et, sous le nombre, ils plient. Mais grâce à l’initiative du jeune Publius Crassus, lieutenant de César qui prend l’initiative d’envoyer  sa cavalerie en appui, il assure la victoire aux romains. À partir de ce moment, l’armée d’Arioviste sera massacrées avec une partie des femmes et des enfants qui l’accompagnait à l’arrière. Arioviste blessé, réussit à repasser le Rhin avec le reste de son armée. Appien d’Alexandrie, historien grec de l’époque romaine, né à la fin du Ier siècle et mort sans doute après 161, auteur d’une Histoire romaine, parle de 80 000 morts du côté des Germains.


Article de presse : L Alsace 2020