Maires depuis 1792

                                           AMMERTZWILLER

nom des maires modifiés au 6/2/2018

1 Thébault HINDERER 1790
2 Jacob HINDERER 1792
3 Théobald DITNER 1793
4 Johann Théobald JENN 1794
5 Andréas CHRISTEN 1795
6 Ignaz DITNER 1816
7 Anton MISWALT 1817
8 Joseph SCHALLER 1822
9 Apollinar DITNER 1828
10 Johann Théobald HINDERER 1848
11 Stéphan CHRISTEN 1866
12 Johann Jacob WELTERLIN 1871
13 Franz Anton WELTERLIN 1896
14 Etienne CHRISTEN 1915
15 Ignace BOHRER-HINDERER 1919
16 Ignace MULLER 1919
17 Ignace BOHRER-GROSS 1925
18 Joseph KIENE 1927
19 Joseph BAUMANN 1935
20 Célestin GENSBITTEL 1941
21 Joseph BAUMANN 1944
22 Etienne CHRISTEN 1945
23 Léon DITNER 1953
24 Gabriel SCHLIENGER 1971
25 Mathieu DITNER 2001

BERNWILLER

 1 L’Abbé DEYBER 1790
 2 Ignace HENNER 1791
 3   UFFOLTZ 1792
 4 Jacques DEIBER 1793
 5 Jacques RÖSCH 1794
 6 Joseph SILBERMANN 1794
 7 Jacques DEIBER 1794
 8 Joseph SILBERMANN 1795
 9 Jacques DEIBER 1797
10 Joseph SILBERMANN 1800
11 Morand WERNER 1813
12 François-Joseph NAGELEISEN 1817
13 Valentin WERNER 1821
14 François-Joseph NAGELEISEN 1830
15 Henri DENTZER 1835
16 Ignace WETZEL 1840
17 Ignace WADEL 1848
18 Ignace WETZEL 1856
19 Anselme WETZEL 1865
20 Ignace WETZEL 1876
21 Thiebaut DENZER 1880
22 Anselme WETZEL 1887
23 Auguste WERNER 1901
24 Jean WIRTH 1911
25 Joseph DIETMANN 1918
26 Joseph WIRTH 1920
27 Ernest BISCHOFF 1921
28 Joseph DIETMANN 1925
29 Ignace HUEBER 1932
30 Léon WIRTH 1935
31 Joseph DIETMANN 1938
32 Georges DIETMANN 1945
33 Joseph BISCHOFF 1945
34 Alphonse MEYER 1959
35 Henri WIRTH 1971
36 Clément MEYER 1983
37 Philippe SCHITTLY 2001

 

Photos de classe

Photos du village

Histoire du village

D’après l’historien Jacques Baquol, l’origine du nom du village, provient de Anna Maria’s Weiler ,de la contraction phonétique en Ammerei de ces prénoms, ceux de la Vierge Marie et de la mère de celle ci Sainte Anne, mais cela reste une supposition.
AMMERTZWILLER est cité une première fois en 1105 lors d’un acte de donation, faite par Frédéric, Comte de Montbélard et fondateur de la seigneurie de Ferrette.
Celui ci fait don à l’abbaye de Cluny (Saône et Loire) du veil oratoire de St Christophe qui lui appartenait. Parmi bien d’autres témoins la signature d’un Reinbod von Amaralvilla se trouve apposé au bas de l’acte.
En 1150, un certain Heinrich von Amalrivile apposa sa signature en bas d’un document concernant un leg que fait Reinbold de Spechbach au cloitre de Bellelay en Suisse.
Heinrich curé de Amarieivilla, cosigne un document d’une donation de la comtesse Stéphanie de Ferrette à l’église de Bâle en 1232.
Ces mentions confirment pour d’autres spécialistes, que c’est la juxtaposition du radical Weiler (villa, ville) avec le préfixe de Amarat, Amalrich ou Amarich qui rappelle la forme latine de colonie ou colonisation, qui forme le nom du village.
L’historien Stroeber se range à cette analyse compte tenu que le nom Amarat apparait souvent au Moyen age et semble voisin d’une ancienne désignation Amratswiller.

Extrait de l’ouvrage de J. Baquol
couverture-bacquol bacquol-1894

Patrimoine local


Jean-Jacques Henner

Jean-Jacques Henner voit le jour à Bernwiller le 5 mars 1829 sixième et dernier enfant de la famille de Georges Guillaume Henner, modeste agriculteur. Initié dès son plus jeune âge à la peinture par sa mère, il est remarqué et suivi par son professeur de dessin, Charles Goutzwiller, lors de sa scolarité au collège à Altkirch de 1841 à 1844. Les deux hommes resteront de fidèles amis jusqu’en 1900, mort de Goutzwiller.

Grâce aux importants efforts de sa famille J.Jacques Henner poursuit ses études artistiques d’abord dans l’atelier de Gabriel Guérin à Strasbourg puis à Paris où il intègre l’école des Beaux Arts en 1847. Il a alors 16 ans.
Il revient à Bernwiller de 1855 à 57 pour peindre et pour entourer de son affection sa maman malade. Profondément attaché à sa famille et à son Alsace il peint des portraits et des scènes de la vie alsacienne comme « Marie-Anne se chauffant les mains au poêle »

En 1858 il obtient le grand Prix de Rome pour le tableau « Adam et Eve trouvant le corps d’Abel ». Il séjourne alors à Rome à la villa Médicis jusqu’en 1864. Il découvre de grands peintres italiens et se perfectionne dans son art sans connaître de soucis d’argent.

Revenu à Paris Jean-Jacques Henner peint beaucoup. Il a beaucoup de commandes. Sa peinture, ses portraits plaisent. Il présente régulièrement des toiles au salon des artistes. Il est élu à l’académie des Beaux Arts en 1899.
Il est élevé au grade de grand officier de la légion d’honneur en 1903. Durant toute sa vie J.J.Henner séjourne régulièrement dans son Sundgau natal, dans la maison qu’il se fait construire à Bernwiller. Il peint de nombreux portraits des membres de sa famille et des personnes de notre région.

Après 1870 il se bat pour que la France n’oublie pas l’Alsace, comme en témoigne son tableau « Elle attend » offert à Gambetta. « Elle » est une Alsacienne habillée en noir. Elle symbolise toute l’Alsace qui attend d’être à nouveau rattachée à la France.
Henner ne verra pas ce retour de l’Alsace en France. Il meurt à Paris le 27 juillet 1905.

Ce grand peintre laisse une œuvre considérable et de grande qualité que nous pouvons diviser en 3 parties :
les portraits
les scènes de genre (typiquement alsaciennes dans sa jeunesse ; des scènes pittoresques italiennes et des paysages lors de son séjour à Rome)
les nus
Il est connu aussi pour ses « nymphes » ses « naïades » ses « liseuses » ses « dormeuses ». Georges Chessial dira « Le portrait où J.J.Henner excellera, considéré comme une des formes supérieures de la peinture, demande, à ceux qui s’y consacrent, de rares et grandes qualités entre autres ce don de la ressemblance… »
Toute sa vie Henner a célébré les femmes. Il a peint beaucoup de portraits de femmes commandés par des gens plutôt aisés. Il est aussi connu pour ses fameuses femmes rousses.

Henner a été très jeune confronté à la mort, d’où ses tableaux très sombres. Son père meurt, il a 14 ans, encore jeune il perd sa sœur Mélanie et un frère. Plus tard il enterre ses frères Grégoire et Séraphin, sa belle sœur et son neveu.
Certains de ses tableaux réligieux sont graves et obscurs. Ce sont des Christ crucifiés, des descentes de croix, des Christ sur linceul…
Il prend comme modèle « le Christ du retable d’Issenheim » de Grünenwald ou le Christ de Holbein à Bâle.
Henner était un très grand travailleur et un perfectionniste. Il vendait beaucoup de tableaux et gagnait bien sa vie. C’était un homme attachant, réservé mais fidèle en amitié. Parmi ses nombreux amis, notons : Gambetta, le sénateur Scheurer Kestner de Thann, Jules Ferry, Louis Pasteur etc…
Homme de relations, aimant les honneurs officiels, il gardait malgré tout une préférence pour la simplicité et avait des habitudes alimentaires venues de sa campagne sundgauvienne : un œuf dur pour le petit déjeuner et un repas très simple et peu abondant à midi tout en travaillant.
Il a son propre musée à Paris. Ses toiles sont exposées dans 50 musées en France, aux Etats-Unis, au Canada, au Japon, en Russie.
Nous pouvons être fier de cet illustre ancêtre, qui du haut de sa statue nous salue à l’entrée de Bernwiller.


Louis Werner

Le 04 juin 1824 naît à Bernwiller Louis Werner, 10ème et dernier enfant de Valentin Werner alors maire de notre village, et de Christine Wetzel, elle aussi issue d’une famille de Bernwiller.
La maison paternelle aurait été construite par Thiébaud Werner et par Gertrude Heller son épouse en 1640. La maison qui fut détruite pendant la grande guerre aurait été située à côté du local des pompiers.
La passion de la peinture lui a été transmise par son frère l’abbé Joseph Werner, mais c’est l’abbé Heinis qui lui conseilla de devenir peintre.

A 17 ans, après avoir passé 2 ans à l’internat du collège d’Altkirch, Louis Werner rejoignit l’atelier Gabriel Guérin à Strasbourg qui fut également l’école du peintre Jean Jacques Henner quelques années plus tard. A cette époque, il peignit de nombreux tableaux pour les églises d’Alsace.
A 20 ans, il rejoignit l’école des Beaux Arts à Paris.
A partir de 1853 Louis Werner entreprit de nombreux voyages à Londres. En 1856, lors d’un voyage, il fut présenté à un gentilhomme Irlandais Lord Stuart de Décis, qui l’invita à Dublin en Irlande pour peindre les portraits des membres de sa famille.

En 1861, il épousa une jeune Française qu’il rencontra en Irlande, où ils décidèrent de fonder un foyer. A cette période il était très apprécié de l’aristocratie Irlandaise et Anglaise pour qui il peignit de nombreux portraits (une centaine par an).
Régulièrement, il retourna dans son village natal pour se consacrer à sa grande passion : la chasse.
Pour soulager le travail grandissant de Louis Werner, son épouse fonda en 1864 sous le nom de Louis Werner une maison de photographie artistique qui disparut en 1908.
Louis Werner partagea sa vie entre son travail, ses expositions et ses visites à sa famille à Bernwiller. Ce n’est que 2 jours avant sa mort qu’il déposa sa palette.
Il s’éteignit le 12 décembre 1901 à l’âge de 76 ans à Dublin après une vie bien remplie.